"Le Catharisme Oriental", Tome II : Les Origines. Imp. Omirou, 272 pages

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"Le Catharisme Oriental", Tome II : Les Origines. Imp. Omirou, 272 pages

Message par Gilles-Henri le Mer 23 Sep - 8:26

Table des matières

Avant propos …….…………………………………………….
Prologue ……………………………………………………….

Ière partie : Les temps apostoliques
- La succession du Messie ………………………….................
- La succession du Christ..……………..………....……………
- Les Apôtres Jacques et ministère de Jean ……………………
- La continuité apostolique..……………………...…................

IIème partie : La continuité apostolique orientale
- L’espace judéo-chrétien ……………………..........................
- La rupture avec le romano-christianisme ……………………
- La rencontre avec l’Orient (Chrétiens et Musulmans d’Asie).
- La gnose support mythologique …………………..................
- Les gnostiques Persans ………………………………………
- Chrétiens de l’église d’Orient ……………………………….
- Filioque, Madhi, Paraclet ……………………………………
- Le Christ Consolateur ……………………………………….
- Retour sur la question du Filioque …………………………..

IIIème partie : Aux Portes de l’Orient
- Le Madhi chez les Chiites …………………………………..
- La Futuwwat (la qualité hospitalière) ……………………….
- Le credo de la Foi en Occident (le dépassement de soi) ……
- Le Khorasan et les descendants de David …………………..
- La théocratie romaine ……………………………………….
- Le paulicianisme naissant (Paul l’Arménien) ……………….
- Les Pauliciens : le temporel l’emporte ! …………………….
- Les Bogomiles : la spiritualité domine ! …………………….
- Le bogomilisme, doctrine des érudits au service du peuple…
- Le pope Bogomil : Andreï ou Chrabr ? ………………………
- Pauliciens et Bogomiles ………………………………………
- Le bogomilisme en Europe de l’Ouest ………………………..
- Les Bektachis protègent les Bogomiles ………………………

IVème partie : Verus Propheta, une étude sur les Ebionites
- Origine du mouvement ………………………………………
- Ebionisme et essénisme ……………………………………...
- Le rituel adopté ………………………………………………
- La position des Ebionites vis-à-vis du Christ ………………..
- Deux communautés distinctes d’Ebionites …………………..
- Chapitre pour servir d’argumentaire …………………………
- Sociologie du mouvement ébionite …………………………..
- La survivance des Ebionites ……………………………….....

IVème partie : Quelle influence exerce le manichéisme en Orient ?
- Le manichéisme comme école de pensée …………………….
- Découverte des Livres manichéens …………………………..
- Les Euchites et les Messaliens ……………………………….
- Les musulmans et l’égalité sociale …..………………………..
- Le dualisme et l’égalité sociale ……………………………….
- Les Yézidis et les Mazdékites ………………………………..

Vème partie : le bogomilisme aux portes de l’Occident
- Une migration pour la sa survie de la spiritualité …………….
- « Tu ne jugeras point… » ou l’apostasie de Rome ……………
- Le Scandale de crucifixion ……………………………………

VIème partie : Les « hérésies » face au Grand blasphème
- Le grand blasphème …………………………………………..
- Les bûchers de l’Inquisition …………………………………..

Epilogue : une prière pour le rapprochement inter-religieux……
Un dernier mot : Quid du catharisme au XXIème siècle ……….
Annexes ………………………………………………………….

Extrait :

Prologue

Dans le Ier Tome « Mythologie et philosophie » nous avons introduit ce qu’il est convenu d’appeler une catéchèse. A la foi recherche et transmission de la connaissance, les trois textes constitutifs s’adressant à tous ceux qui sont en recherche de vérité sur les origines de la chrétienté, ils forment ainsi un cadre d’enseignement pour les croyants.
Ce second tome de « Catharisme Oriental » constitue le deuxième cycle de réflexions, il s’adresse plus particulièrement aux croyants qui souhaitent approfondir leurs connaissances et aborder le noviciat conduisant au baptême cathare de la communauté orientale.
*
La première partie a tenté de montrer les origines orientales sur lesquelles s’appuie l’Eglise Cathare Orientale, fondement de sa spiritualité. Cette approche basée sur les textes vétérotestamentaires, sur le canon des pères de l’église et les textes apocryphes, nous conduit inéluctablement vers une relecture du dogme prédominant de l’orthodoxie. Eglise millénaire par sa philosophie et l’accueil du message christique, l’Eglise de Dieu Cathare se veut l’héritière des courants de pensée des premiers siècles, tels que le manichéisme et le paulicianisme qui évolueront au cours des siècles pour développer au moyen âge une vision dualiste que le bogomilisme institutionnalisera et que, en concomitance avec plus ou moins d’influence, les catharismes d’Occident appliqueront à leurs modes de vie et de pensée.
La première partie est donc une approche du fondement spirituel. La seconde partie va tenter de nous éclairer sur l’historicité de la mise en pratique de cette spiritualité. Elle nous conduira du changement progressif de la signification du message christique originel des temps apostoliques vers l’apostasie qui aboutira à un changement radical après le Concile de Nicée de 325. A partir de ce moment, l’église dominante s’appuiera sur le pouvoir temporel pour se développer. La recherche d’une vie spirituelle s’estompera devant les intérêts temporels qui sont la marque de ce monde. Rejetant ce mondanisme, des églises éparses en Orient (Antioche) et en Afrique (Alexandrie) vont garder une philosophie plus proche de l’église primitive que celle de Constantinople et de Rome.
L’Islam du VIIème siècle est la marque d’une prise de conscience que le message christique est dévoyé. Loin de rejeter l’Ancien Testament, les mahométans s’appuient sur le message de Jésus pour affirmer que le Consolateur attendu est Mahomet. Une revisitation des textes néotestamentaires est alors effectuée par ces nouveaux croyants et aboutira à l’édition du Coran.
Les thèses d’Arius sont combattues par les orthodoxes chrétiens. Pour autant, les peuples d’Europe centrale en sont imprégnés. Elles ne disparaîtront totalement qu’entre le VIIIème et IXème siècles. Les Wisigoths qui investissent Rome à la fin du Vème siècle finiront par s’implanter dans la péninsule Ibérique et dans le Sud-ouest de la France, en Languedoc.
Arianisme, islamisme, liturgie copte, dualisme bogomile, manichéisme, catharismes en Italie, gnosticisme d’Afrique, paulicianisme en Asie Mineure… voilà bien des branches issues de l’arbre primitif de la chrétienté qui inquiètent l’orthodoxie de Constantinople et de Rome. Ces théocraties se sentent menacées. Charlemagne qui un temps s’était quelque peu rapproché des églises d’Afrique, acceptera sur proposition de Rome, de se faire reconnaître comme empereur romain d’Occident, en contrepartie de quoi, lui, et ses héritiers, imposeront aux peuples d’Europe le dogme romain.
Au XIème siècle, le Trône de Pierre n’est plus le siège d’une église orthodoxe fragile comme au temps de Clovis. A cette époque elle recherchait l’appui des princes pouvant la soutenir. Les Sicambres se serviront, par une diplomatie ouverte, de la religion chrétienne pour s’imposer sur les nouvelles terres conquises.
Cette introduction m’a semblé nécessaire pour que l’on comprenne bien que, ce que l’on connaît sous le nom de catharisme aujourd’hui, ne s’est pas implanté d’une manière subite et inopinée. Le mode de vie, les arts, la courtoisie et une profonde liberté d’esprit animaient les Languedociens, descendants des Wisigoths, qui contrairement à des idées reçues provenant de Rome, étaient un peuple raffiné, des combattants certes, mais ouverts à la créativité, développant le commerce, liant des ambassades à travers l’Europe et en Afrique du nord. Il est clair que le clergé romain avait bien peu de prise sur ce peuple. Lorsque Rome, dans sa magnificence, s’impose davantage au XIème siècle, le comportement des prélats, loin d’être un exemple de sainteté commence à faire scandale au XIIème siècle. En effet, le Christ nous exhorte à vivre dans la simplicité, le recueillement et l’humilité, Jean (1 Jn 2,6) nous le dit clairement « Celui qui prétend demeurer en Lui doit se conduire lui aussi comme celui-là s’est conduit ». C’est pourquoi le retour aux valeurs de l’arianisme mais surtout aux idées nouvelles véhiculées par le dualisme apportent une explication à la rigueur vécue dans ce monde de misère et ouvrent les voies de la spiritualité telle que Jésus l’avait annoncée… le retour aux sources de l’évangile apostolique ne pouvait qu’aboutir au catharisme puisqu’à travers Jésus-Christ, Dieu révèle un « mystère caché de tout temps en Dieu » : chaque homme est un temple, il reçoit par l’Esprit la lumière divine et peut ainsi communiquer directement avec le Très-Haut. L’Eglise est un temple caché en eux, c’est aussi une assemblée « céleste » qui regroupe les croyants qui souhaitent échanger leur approche de la spiritualité. Aux XIIème et XIIIème siècles le peuple se détourne d’une église et d’un clergé dans lesquels il ne retrouve pas le message christique : « Vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans toute la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Galates 3 : 26-29). L’église (ecclésia), pour Paul, est une assemblée céleste voulue par Dieu pour que l’Esprit soit toujours présent en nos âmes. Le Très-Haut, conscient de la diversité d’interprétation possible de son message, accueille tous les hommes qui par la connaissance et la recherche d’une vie spirituelle perfectible, viennent à Lui. Rome tentera, mais trop tard, de ramener à plus de sagesse et d’humilité ses prélats. La sagesse retrouvée du message apostolique des premières églises chrétiennes s’est implantée dans le quotidien des croyants. Le catharisme est né, Rome n’aura de cesse d’éradiquer la foi des Bons Chrétiens car les enjeux politiques et fonciers sont trop importants pour qu’une région si riche de l’Europe se détache de son autorité.
Mais une autre dimension est à prendre en compte. Les dignitaires, tout comme le clergé de base et nombre de croyants, sont de bonne foi trompés par le dogme qui imposa le canon de l’église : le choix des textes, la configuration esthétique et donc la réécriture des documents, la chronologie retenue pour en faciliter la compréhension, tous ces remaniements devant conduire au Nouveau Testament, aux évangiles tels qu’ils sont rapportés au peuple, qui ne sait point lire et qui ne peut donc qu’avoir foi… en ses clercs. Le peuple est trompé de bonne foi. Mais alors comment démêler le vrai du modifié ?

Gilles-Henri

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